L’histoire: fin de la famille Turlande

L’histoire: fin de la famille Turlande
L’histoire: fin de la famille Turlande

Il est inutile d’ajouter qu’après le départ des « routiers » , les villes et les campagnes étaient réduites à la plus extrême misère. Les villages avaient été brûlés, dépeuplés , tant par la peste que par la guerre. Les deux tiers de la population avait disparu.

Le 21 avril 1391, après quinze années d’occupation du château et les destructions, Pierre V, damoiseau, seigneur de Turlande, contemporain de ces événements, sort de la guerre ruiné.

Sitôt les « anglais » partis, il vend la moitié de la terre de Turlande et de ses appartenances, avec tous les mas dépendants de ce lieu et dénommés dans l’acte, pour 5039 deniers d’or appelés francs… C’est tout ce qui lui restait.

Il semble que sa fille unique, Agnès de Turlande, fut mariée dans le pays de Chaudesaigues à un Montvallat, famille noble mais nouvelle.

C’est la fin de la famille des Turlande dont on n’entendra plus parler.

On croit la tranquillité enfin revenue …mais dans cette région la guerre continue entre Renaud de Murat et Cardaillac. Le pays souffre encore de cette guerre privée.

Renaud de Murat, dit Renaud de Vigouroux, se serait, dit-on, installé à Turlande en attendant de récupérer Murat.

A cette même époque, Renaud VI de Pons est vicomte du Carladez. 

Une fois la paix revenue, il règle ses affaires et aliène ses droits. 

 Il règle les procès en cours avec le comte d’Armagnac ( succession d’Isabelle de Rodez ) puis, deux ans après, le 19 juin 1392, il vend la vicomté de Carlat à Jean de France, duc de Berry ( frère du roi Charles V ) qui en était déjà le suzerain au duché d’Auvergne.

Le duc de Berry posséda le Carladez pendant 18 ans.

Ses fils n’ayant pas de descendants, pour parer aux conséquences de la loi sur les apanages (retour à la couronne en l’absence d’héritier mâle ), il voulut assurer la vicomté de Carlat à sa fille, Bonne de  Berry, veuve d’Amédée VII, comte de Savoie, en lui faisant épouser, en secondes noces, en 1395, Bernard II comte d’Armagnac et de Rodez.

 Elle reçut le Carladez en l’épousant et lui donna procuration en 1411.

 Renaud de Murat ayant récupéré son Château, en janvier 1414, profite de l’absence du comte de Carladez, Bernard d’Armagnac, pour ravager les terres de celui-ci .

Mais il est fait prisonnier et ses terres de la vicomté de Murat sont saisies par Bernard d’Armagnac qui attaque Pierrefort, s’en empare et le gardera toute sa vie. 

Son successeur et cousin, Amaury de Séverac, maréchal de France, possède Turlande et St-Martin-sous Vigouroux dont il évite de faire hommage au roi. Il reconnait à Bonne de Berry et à son fils Jean toutes les terres héritées de Guy.

Turlande et Paulhenc restent donc possession des Armagnac. 

Jacques d’Armagnac, son successeur, ayant conspiré contre Louis XI, celui-ci assiège Carlat. Jacques est obligé de capituler et après son procès et sa décapitation en 1477, les vicomtés de Carlat et de Murat sont saisies.

Louis XI donne Carlat et Turlande qui en fait partie,  à Jean Blosset ( Chevalier, seigneur de Carrouges, grand sénéchal de Normandie)

Mais après la mort de Louis XI, les  biens des Armagnac sont rendus aux descendants. Jean de Nemours ayant récupéré les vicomtés de Carlat et de Murat , il les vend à Pierre II, duc de Bourbon en mai 1489.

Nous possédons le Terrier de Turlande en 1495 au duc de Bourbon et à Anne de France son épouse.

A suivre…

 

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