L’histoire: le déclin des Turlande

L’histoire: le déclin des Turlande
L’histoire: le déclin des Turlande

En 1279 Pierre III et ses frères vendent au profit de l’abbaye de Bonneval, ( dont leur frère Etienne tient la crosse), un mans et des rentes.

L’année suivante, ils se voient obligés de se reconnaître les vassaux de Gilbert 1er de Peyre, seigneur de Pierrefort. Pour la première fois les Turlande se font  les vassaux d’un seigneur laïque autre que le vicomte de Carlat, chef de leur lignée. C’est tout ce qu’ils possèdent encore entre les rivières de Brezons et Épie qu’ils reconnaissent de Gilbert, sauf Turlande, leur alleu qu’ils reconnaitront en 1283 du comte Henri II de Rodez, vicomte de Carlat « pour les fiefs dans le mandement de Turlande, sauf justice ».

Le 1er juin 1285 , reconnaissance de la vassalité de Murat au comte de Carlat moyennant la cession d’une partie du Carladez .Turlande qui avait toujours fait partie du Carladez passe (et le restera jusqu’en 1643) dans la vicomté de Murat qui reste toutefois dans la justice d’appeaux de Carlat.

 Paulhenc, qui avait toujours été possession des Turlande, suit donc  le même sort mais en restant toujours sous l’influence du Carladez : les seigneurs de Turlande continuent à rendre la justice, haute, moyenne et basse mais l’appel dépend des Carlat.

Après la mort, en 1299 de Pierre III, c’est son fils Guillaume qui lui succède. Ses deux autres fils sont Géraud, chevalier qui meurt ruiné, et Hugues, chanoine de Brioude.

Au début du siècle suivant, le baron de Pierrefort fait toujours preuve d’autant d’agressivité. Il est condamné en 1322 par le parlement de Paris pour avoir porté les armes contre le seigneur Guillaume de Brezons.

À la veille de la guerre de Cent ans, Pierre IV de Turlande, qui a succédé à Guillaume dans une seigneurie encore affaiblie, compose encore avec le baron de Pierrefort , Bertrand. Il lui consacre sa vassalité.

C’est la décadence et lorsqu’en 1348 la peste noire ravage le pays, il perd au moins un tiers de ses censitaires. Sans ressources il est incapable de défendre sa forteresse lorsqu’arrivent en 1354 les premiers routiers anglais qui s’emparent de Turlande.

A suivre…

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