L’histoire: Les voisins.

L’histoire: Les voisins.
L’histoire: Les voisins.

Aux XIème et XIIème siècle, la famille de Turlande est bien établie, elle a de riches possessions aux alentours et est considérée comme l’une des plus nobles.

Leurs voisins sont: les Brezons, de la vallée de Brezons à St-Flour, les Vigouroux qui occupent le château du même nomles Gasq, au château de Lescure dans la vallée de Brezons, une famille de Carlat au château de Cailhac( dit plus tard Castel Noël), les Benavent, les St-Urcize à Chaudes -Aiguesles Oradour, les Jurquet, les Brossadols.

Il y eut de nombreux mariages entre ces familles de seigneurs, mais nous n’avons conservé que très peu de traces. Ce qui est certain, c’est qu’à l’occasion de ces mariages les dots et les partages d’héritages ont entremêlé les seigneuries , les parcellisant à l’extrême.

Et survinrent les Peyre, originaires du Gévaudan…

Est-ce à l’occasion d’un héritage ou d’un mariage ? Nul ne sait. Leur arrivée, à la fin du XIIème, tout début du XIIIème siècle bouleversa l’ordre établi.

Nous ne connaissons pas le premier membre de cette famille qui s’installa dans la région, ni quelles terres ils revendiquait, mais celles-ci devaient être importantes car bientôt,  aux environs de 1200, les Peyre édifièrent une puissante forteresse sur le piton autour duquel allait se construire la ville de Pierrefort.

Rapidement se groupèrent autour du château, les habitations des paysans alentour.Une chapelle Seigneuriale, la chapelle St-Pierre, fut édifiée au pied du château et elle supplanta dans ce secteur la chapelle de Boussac qui était sans doute le témoignage de la première christianisation de la région.Le chef lieu de la paroisse glissa de Boussac à Pierrefort.

Ces seigneurs, très actifs et remuants étaient les vassaux de l’évêque, mais cela ne les empêcha pas d’entrer très rapidement en conflit avec le prieuré de St-Flour afin d’étendre leur influence sur la planèze. Simultanément, ils bousculèrent tous leurs voisins et, à force de guerres et de menaces, ils parvinrent à devenir les suzerains de nombre d’entre eux:

Les Oradour semblent avoir été les premiers touchés.

 Les Brezons eux-même eurent maille à partir avec les seigneurs de Pierrefort.

Les Turlande n’échappèrent pas non plus à la pression de ces puissants voisins, et l’on vit, au cours des ans, la famille de Turlande se faire grignoter ses terres et son influence à l’occasion de conflits souvent armés. Elle avait fait de nombreux dons à tous les monastères des environs. Les partages, et peut être le manque d’agressivité, firent que peu à peu sa puissance s’affaiblit et elle en vint à être obligée de céder des mas et des censives jusqu’aux portes de son château. 

Le seigneur de Pierrefort parvint jusqu’à La Borie et au bord de la Truyère.

Le passage de la Truyère était une position clef pour la famille de Peyre. Le contrôler , c’était s’assurer de la libre circulation, en cas de besoin, des soldats pouvant soutenir les possessions des Peyre ou le château  de Pierrefort. C’était également contrôler, et imposer en même temps, le passage des troupeaux qui remontaient au printemps du sud vers les verts pâturages du Cantal. C’était aussi contrôler le trafic des fromages qui descendaient de ces mêmes montagnes et par là, en tirer revenu.

La forteresse de Turlande avait donc une position stratégique, ( ce qui fut confirmé lors de la guerre de cent ans), et Pierrefort aurait bien voulu s’en emparer…

Mais entre temps, le pays qui avait bénéficié d’une période d’accalmie, permettant le développement de la richesse du pays et de la population, fut à nouveau troublé par la guerre…

à suivre…

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